L'ombrelle : et si la France retrouvait une vieille habitude ?
Une petite histoire d'ombre, de peinture et d'objets qu'on aime emporter.
Il fait chaud. Très chaud.
Vous marchez dans la rue, le soleil est partout, et une petite ombre portative serait la bienvenue.
Un parapluie pourrait faire l'affaire. Mais pourquoi attendre la pluie pour sortir un bel objet ?
Et si l'ombrelle, cette vieille connaissance française, avait encore quelque chose à nous apprendre ?
L'ombrelle, une vieille connaissance
Au XIXe siècle, l'ombrelle faisait partie des accessoires de promenade. En soie, en dentelle, brodée ou colorée, elle pouvait compléter une tenue tout en créant un peu d'ombre.
Il suffit de regarder La Promenade, la femme à l'ombrelle, peinte par Claude Monet en 1875. Camille Monet se tient sur une colline, son ombrelle verte ouverte dans le vent. Son fils Jean apparaît derrière elle.
L'ombrelle n'est pas un détail anecdotique. Elle participe à toute la composition : la silhouette, les couleurs, le mouvement.
Voir le tableau à la National Gallery of Art
Avec le temps, l'ombrelle a perdu sa place dans les accessoires du quotidien. Elle est restée dans les tableaux, les photographies anciennes et les costumes d'époque.
Mais l'idée, elle, n'a rien perdu de son charme.
Une petite ombre à emporter
Au Japon, on parle de higasa (日傘), littéralement « parapluie de soleil ». En été, on en croise couramment dans les rues, comme dans d'autres villes d'Asie de l'Est.
C'est une idée toute simple, que différentes cultures ont adoptée à leur manière : emporter sa propre petite ombre.
Une ombrelle fait de l'ombre. En revanche, l'efficacité de la protection contre les UV dépend des matériaux et de leur conception.
Chez Ombrella, nous n'annoncerons pas de protection UV sans l'avoir testée. Nous expliquons cette distinction dans notre article Parapluie classique ou ombrelle anti-UV : quelle différence ?
Et si l'on avait simplement envie de l'ouvrir ?
Nous n'avons pas besoin de revenir aux corsets, aux robes à crinoline ou aux grandes ombrelles en dentelle.
Ce qui nous intéresse, c'est l'idée qu'un objet utile puisse aussi être beau.
Un parapluie assez léger pour nous accompagner partout. Un motif qu'on aime regarder. Des couleurs qui donnent envie de l'ouvrir, même quand aucune goutte de pluie n'est annoncée.
Pas un objet qu'on sort uniquement par nécessité.
Un objet qu'on choisit, qu'on garde, qu'on aime retrouver.
Pourquoi Ombrella ?
L'idée est née un jour de très forte chaleur, avec une envie toute simple : emporter un petit bout d'ombre avec nous.
De là est venue la question qui guide notre travail : et si un parapluie devenait un objet qu'on a envie de montrer ?
Nous créons des parapluies, pas des ombrelles traditionnelles. Ils sont conçus pour la pluie, mais une fois ouverts, ils peuvent aussi offrir de l'ombre.
Nous explorons des illustrations, des formes et des matériaux pour fabriquer des parapluies beaux, pratiques et agréables à emporter.
Nous cherchons encore le bon équilibre entre légèreté, solidité, qualité d'impression et confort d'utilisation. Et nous devons vérifier les performances que nous voudrons annoncer.
Pour l'instant, nous travaillons sur les premiers modèles et partageons nos choix, nos essais et les questions qui restent ouvertes dans ce journal.
Peut-être qu'un jour, nous verrons à nouveau beaucoup d'ombrelles dans les rues françaises.
En attendant, nous essayons de fabriquer des parapluies qu'on aura envie d'ouvrir au premier rayon de soleil.